LES MALADIES RARES ET LEURS MANIFESTATIONS CLINIQUES ORALES DANS DEUX FORMATIONS HOSPITALIERES DE YAOUNDE

Rose MBEDE NGA MVONDO (rose.mbede@yahoo.fr)
Chirurgie maxillo-faciale, Université de Yaoundé 1
November, 2016
 
DATE DE NAISSANCE:16/10/1991
BACCALAUREAT D en 2008
DOCTORAT EN MEDECINE BUCCO DENTAIRE 2016
MEILLEURE THESE EN MEDECINE BUCCO DENTAIRE en 2016
DISTINCTION AU VOLONTARIAT ET A LA CITOYENNETE en 2016
 

Abstract

Objectif : Ce travail, visait à étudier les aspects épidémiologiques et cliniques bucco-dentaires retrouvés, chez les personnes vivant avec une maladie rare. Spécifiquement, d’identifier les maladies rares rencontrées dans notre milieu, de typer les manifestations orales au cours de ces maladies, de donner leur fréquence de survenue, et enfin de décrire ces lésions orales en fonction des maladies rares.
Méthodologie : Nous avons mené une étude transversale, prospective et descriptive au sein des services de pédiatrie de deux formations hospitalières, à savoir: Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé et le Centre Mère et Enfant de la Fondation Chantal BIYA. Le recrutement s’est étalé sur quatre mois dans ces services. L’échantillonnage était non probabiliste et consécutif. Etaient inclus dans notre étude, tout sujet atteint de maladies rares, inscrit dans les registres des formations hospitalières suscitées, se plaignant de symptômes buccaux ou non, accompagné d’un parent/tuteur consentant.
Résultats : Les enfants non scolarisés étaient les plus nombreux avec 23 cas/38. Seuls 21,7% de la population avait bénéficié de l’expertise d’un généticien. La consultation d’un médecin bucco-dentaire avait été faite par 13,6% des patients de notre population d’étude.
Sur les 38 patients recrutés, 37 étaient porteurs d’au moins une manifestation orale (37/38 soit 97,36%). Les patients porteurs de lésions orales étaient à majorité en denture temporaire (59,45% soit 22/37) avec un sex-ratio filles sur garçons de 1,05:1. Le groupe de maladie le plus représenté était celui des hamartoses avec 14 cas/37 soit 37,83%. Les patients dont l’âge était situé entre 17 mois et cinq ans étaient les plus représentées (54,05% soit 20/37). La région d’origine la plus représentée était celle de l’ouest (19/37 soit 51,4%).Les patients en denture temporaire, présentaient plus d’anomalies de forme et de position dentaire (conicité dentaire 7/22 soit 32%), tandis que ceux en denture permanente étaient plus affectés par des lésions carieuses (7 cas/10 soit 70%) et des anomalies de structure dentaire (4 cas/10 d’usure dentaire).
Un lien significatif existait entre le type de denture, la survenue de carie dentaire (P=0,001) et la conicité dentaire (P=0,018).De même les difficultés à la mastication (P=0,023) et la succion (P=0,033) étaient liées au groupes de maladies.
Conclusion : Les maladies rares présentes dans notre milieu comportent des manifestations orales qui varient selon le groupe de maladie, mais aussi le type de denture. Les anomalies fonctionnelles de la sphère orales de ces patients seraient associées aux groupes de maladies et aux lésions anatomiques.


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