Connaissances,Attitudes et pratiques des médecins bucco-dentaires sur la prise en charge de la douleur

Jean-louis BEBOM BIONDI (louisbiondi7@yahoo.com)
Chirurgie et spécialités, Université de Yaoundé I
June, 2017
 

Abstract

Introduction : La douleur représente le principal motif de consultation dans la pratique en odontostomatologie. De nombreux moyens ont été établie Ceci dans le but d’assurer une prise en charge adéquate. Malgré cela, cette prise en charge reste un véritable problème.
Objectifs : Notre étude avait pour objectif de déterminer le niveau de compétences des médecins bucco-dentaires des villes de Yaoundé, Mfou, Bafia, Mbalmayo, Obala vis-à-vis de la prise en charge de la douleur en odontostomatologie.
Méthodologie : Il s’agissait d’une étude CAP a visé analytiques elle était menée de janvier à avril 2017 auprès des médecins bucco-dentaires des villes de Yaoundé, Mfou, Bafia, Mbalmayo, Obala. L’outil de collecte de données était un questionnaire de 57 éléments auto-administré dans laquelle on retrouvait les données socio-démographie les connaissances les attitudes et les pratiques. Les variables étaient analysées par le logiciel SPSS version 20.0.
Résultats : L’enquête portait sur 58 médecins bucco-dentaires. Les femmes avaient l’effectif le plus représenté 31 par rapport aux hommes. Les échelles d’évaluations de la douleur n’étaient pas utilisés par trente-huit participants (65,5 %). La molécule prescrite en première intention comme antalgique était le paracétamol Pour cinquante médecins bucco-dentaires (86, 2%). L’association paracétamol+codéine était préconisée en 2eme intention pour trente dentistes. Il n’était pas nécessaire de prescrire après une extraction dentaire Pour quatre dentistes (6,8%). En cas de dentinite profonde 21,4% des dentistes, prescrivaient les antalgiques. Un traitement endodontique associe à un antalgique était réalisé par trente-deux médecins dentiste (55,2%) en cas de pulpite, trente-cinq médecins (60,3%) en cas de desmodontite ; et par quarante-deux médecins bucco-dentaires (72,4%) en cas d’abcès periapical. L’association paracétamol+ibuprofène était majoritaire dans les pathologies inflammatoires ; Pulpite aigue vingt-neuf (50%), pericoronarite vingt-deux (37, 9%). Pour les maladies infectieuses le paracétamol était majoritaire (43,1% n=25) pour les abcès peri-apicaux , (37,9% n=22) pour les desmodontite et (34,5% n=12) pour les cellulites. En cas de névralgie, l’association paracétamol+codéine était majoritaire pour (n=24) médecin bucco-dentaires (41, 3%). Les myorelaxants et les anti-inflammatoires non stéroïdiens étaient majoritaires en ce qui concernait les douleurs de l’articulation temporo mandibulaire ceci respectivement pour quarante un (70,6%) et trente-six (62%) médecins dentistes. Quant à l’utilisation des opiacés seulement douze médecins bucco-dentaires (20,6%) les utilisaient. Vingt-six praticiens (54,1%) avaient recours à l’analgésie préventive et les antalgiques (non anti-inflammatoires) étaient préférés pour la plupart soit (69,2%). En ce qui concerne l’anesthésie général, seulement neuf praticiens en avaient au moins déjà eu recours. Quant à la sédation consciente cinq (8,6%) des médecins bucco-dentaire en avaient déjà fait usage.
Le désir du patient de consommer les antalgiques aurait influencé la décision de prescription Chez (34,5 %) des participants (n=20). L’antibiotique avait un rôle dans la diminution de la douleur chez (39,7%) des praticiens. Les informations sur les connaissances révélaient que vingt-un médecins (36,21%) reconnaissaient à la douleur son caractère subjectif. Quant aux échelles d’évaluations, 31 (soit 53,4 %) considéraient que les 2 types d’échelle existaient auto-évaluatives et hetéro-évaluatives. Pour cinq médecins soit (8,6%) de praticiens il existé 4 palier d’antalgique.
Conclusion : Nos résultats révélaient que le niveau de connaissances était moyen pour 45%, les attitude approximatives à 42% et les pratiques bonne a 38%.


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